À vos Marques, Prêts, Partez!

Bon retour sur la glace! Bon retour sur la glace!

Écrit par Graham Verdon
Publié le

Il ne fait aucun doute que le hockey peut être un sport rigoureux. Même dans une ligue récréative, des blessures graves peuvent se produire et transformer une soirée à la patinoire en soirée à l'urgence.

Nombre de blessures sont attribuables à un manque de chance, un mauvais équipement ou un manque de compétence. Certaines blessures subies en jouant au hockey sont inévitables dans un sport de contact et il est difficile de prévenir ces accidents, comme un lancer frappé au mollet, les blessures subies alors qu'on porte le casque de sa fille, mal ajusté, ou lorsqu'on patine comme si on avait deux pieds gauches. Par contre, de nombreuses blessures, surtout en début de saison, sont prévisibles et évitables.

La douleur

Près d'un million de Canadiens, hommes, femmes et enfants, jouent au hockey organisé. Qu'il s'agisse d'un garçon, d'une fille, d'un homme ou d'une femme, en début de saison, les blessures semblent surtout se produire au bas du corps.

« Souvent, il s'agit de claquages au bas du corps », révèle Russell Gunner, thérapeute du sport agréé de longue date exerçant ses activités à Oakville, en Ontario, et entraîneur-chef du club de hockey Oakville Rangers, l'un des plus importants clubs de hockey au Canada. « Le plus souvent, la blessure est à l'aine. Mais je vois aussi des ruptures et claquages des muscles ischio-jambiers, des dos endoloris et quelques problèmes de quadriceps. » L'aine est susceptible aux blessures parce qu'elle travaille plus lors du patinage que lors de la marche ou de la course. À chaque coup de patin, vous ramenez votre jambe vers le centre en utilisant les muscles de l'aine, ce qui peut mener à un claquage des muscles et des tendons ou à des blessures de surmenage de ces tissus. Ces blessures peuvent se produire en un instant et durer longtemps; il est donc important de faire un effort pour éviter cette blessure commune.

Prévention

L'entraînement de la souplesse et la musculation sont essentiels pour les joueurs du dimanche.

« Alors que les enfants sont toujours actifs, les adultes font habituellement une pause l'été, puis ils reviennent sur la glace l'hiver et se demandent pourquoi ils ne peuvent pas marcher pendant trois jours, poursuit Russell. Même si vous faites de la course ou du vélo, le patinage est un mouvement complètement différent et exige un entraînement différent. »

Idéalement, l'entraînement commence quelques semaines d'avance et comprend un travail sur le pouvoir explosif de vos jambes et de votre ceinture abdominale, sur lesquels on ne se concentre habituellement pas lors de l'entraînement pour la course. La pliométrie (mot savant qui signifie des exercices de saut) et l'haltérophilie vous rendront plus fort.

Mais chose tout aussi importante, vous devez travailler votre souplesse : des étirements dynamiques avant la partie, et des étirements statiques après, selon Russell. Les étirements dynamiques augmentent la température du corps et permettent aux tissus conjonctifs de devenir actifs, tandis que les étirements statiques visent à allonger les muscles et les ligaments. (Découvrez les différences entre ces deux types d'étirement et des exemples d'étirements essentiels pour le bas du corps pour la course qui sont également parfaits pour le hockey. Les étirements)

C'est là que nous avons tendance à nous nuire. Si vous étirez mal votre aine (en effectuant des étirements statiques avant que vos muscles soient échauffés), vous pouvez vous blesser avant même d'enfiler vos patins. Et ensuite, après la partie, alors que nos muscles ont besoin d'étirements statiques, on n'a pas envie de les faire. On pense déjà aux ailes de poulet et au délai du lendemain, alors on néglige cet entraînement préventif essentiel en souplesse. Et on le fait à ses propres risques. Alors prenez quelques minutes après la partie et faites vos étirements!

Traitement

Si vous subissez une blessure musculaire, la situation peut empirer rapidement. Selon une étude de 2005 sur les joueurs de hockey récréatif par Pasqualino Caputo et Douglas, 89 pour cent de ceux qui se blessent ont subi des blessures antérieures. Habituellement, c'est souvent une blessure chronique au bas du corps, et on n'a ni la patience, ni les connaissances nécessaires pour la laisser guérir adéquatement donc éviter qu'elle se reproduise. De plus, il est important de se rappeler que les enfants et les adultes ne guérissent pas à la même vitesse. « Un claquage qui empêche un jeune de jouer pendant une semaine peut mettre un adulte hors jeu pendant six semaines », explique Russell.

C'est alors que les thérapeutes du sport interviennent. Ils peuvent évaluer la blessure et trouver la cause de votre douleur afin que vous puissiez retourner sur la glace plus tôt et de manière plus sécuritaire. Parfois, la douleur est attribuable à une mauvaise réadaptation après une ancienne blessure, parfois il s'agit d'une faiblesse générale des muscles, et d'autres fois d'un déséquilibre musculaire où un groupe de muscles est plus fort ou tendu qu'un groupe de muscles opposé. Quel que soit le problème, soit les blessures graves, la prévention des blessures causées par le surmenage et le traitement des causes profondes des blessures répétées, un thérapeute du sport peut vous aider. Avec quelques conseils d'expert, vous pourrez éviter l'exil solitaire sur le banc et entreprendre une saison sans blessure.

Thérapeute du sport
Russell Gunner

CAT(C)

Thérapeute du sport agréée depuis 1996, Russell est copropriétaire du Club Physio de Oakville et de Mississauga, en Ontario, depuis 2005. Il est actuellement entraîneur en chef du Oakville Rangers Hockey Club et a été thérapeute adjoint des Maple Leafs de Toronto.